Paradoxes et solitude du dirigeant

Le(la) dirigeant (e), est en perpétuelle évolution intérieure et vit souvent des sentiments paradoxaux qui l’amènent à se sentir seul et stressé :

1° En prenant plus de responsabilités, en développant son entreprise, en changeant de fonction, il prend une décision paradoxale :  Il a les compétences pour cela, il s’ entoure de collaborateurs performants, il a le vent en poupe et pourtant… il se sent toujours aussi seul.

2° Il se peut qu’il vive un « complexe d’imposteur » et ce, sans bien sûr le laisser voir à ses proches.

3° Il est paradoxalement fantasmé par son entourage :  lui, ses actions, ses paroles. Il rêverait de dire  » je ne sais pas » mais un patron sait tout !

4° Il est identifié/s’identifie à son métier de patron et de leader… Il est réduit et aurait envie de montrer qu’il est un « homme/femmedanslavraievie »  avec ses émotions, sa vulnérabilité, sa tendresse mais pleurer devant son équipe engendre des réactions de peur, de gêne …

5° Ses proches sont les seuls à vraiment le connaître pense t-il. Paradoxalement ils sont les plus mal placés pour l’aider car « contaminés » par les liens affectifs !

6° C’est à lui qu’incombe de résoudre et d’arbitrer les problèmes relationnels dans son équipe. Et pourtant paradoxalement, il peut en être inconsciemment à l’origine.

Des tas de paradoxes donc qu’il peut être bon de regarder avec bienveillance car ils sont dans l’angle mort !