Qui sera le centième singe ?

Des scientifiques japonais ont étudié des macaques entre 1952 et 1965. Une femelle trempait régulièrement dans la rivière des patates douces d’une main et retirait le sable qui les recouvrait de l’autre avant de les éplucher et de les manger.

Ils observèrent que ce nouveau comportement s’était répandu à tous les jeunes singes de l’île par mimétisme et ce, en quelques années.

Puis il s’étendit aux singes des îles avoisinantes à partir du centième singe et sans qu’il y ait eu le moindre contact entre eux : « Ce 100 éme singe amène le nombre des laveurs de patates à un« seuil », de masse critique car le soir toute la colonie procédait de la même manière avec les patates. Mieux, le procédé avait traversé la mer jusque dans les colonies des autres îles …» .

Depuis, la  thèse des laveurs de patates,  fût appliquée aux changements de comportements humains : il suffit qu’un nombre restreint de personnes apprenne à changer sa façon de faire dans un groupe, pour que cela puisse devenir partie intégrante de la conscience de la communauté. Il suffit alors qu’une seule personne de plus se mette à adopter cette nouvelle habitude pour qu’elle devienne un acquis culturel, un savoir partagé.