365 leçons du souffle/Jour 161

CESSER D’ATTENDRE LA PERMISSION DE VIVRE

Il me semble que le plus grand acte de création réside peut-être dans l’acte de choisir, encore et encore, de tomber amoureuse de la vie que je suis en train de vivre. Choisir de devenir la gardienne joyeuse, incarnée et consciente de cette œuvre unique qui prend forme à travers moi, souffle après souffle.

À mesure que je respire, je deviens plus sensible aux petits miracles du quotidien. Une conversation qui me nourrit profondément. Une idée qui émerge sans prévenir. Un éclat de rire partagé. Un instant de silence. Un souffle conscient qui me rappelle que je suis vivante, ici et maintenant. Ces expériences ordinaires prennent une saveur nouvelle lorsque je leur accorde mon attention.

Je remarque aussi, combien j’ai parfois attendu une validation extérieure, une permission implicite pour vivre pleinement. Aujourd’hui, j’apprends à reconnaître que je n’ai pas besoin d’attendre qu’on me permette, ni de reporter systématiquement la joie à un futur hypothétique, à un objectif atteint, à une version idéalisée de moi-même. Il ne s’agit pas de devenir quelqu’un d’autre, mais de consentir davantage à ce que je suis.


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