365 leçons du souffle/Jour 165

COMMENT SE SENTIR EN SÉCURITÉ DANS UN MONDE FOU ?

Beaucoup d’entre nous, ont la tentation d’ériger une forteresse rigide contre les vents mauvais, de s’immobiliser, de se mettre en apnée, de faire comme si de rien, de tout prévoir, d’anticiper, de se donner l’illusion de pouvoir « gérer », de s’accrocher à la certitude que … C’est en effet, très désagréable de se sentir ballotter par des circonstances extérieures qui nous dépassent. Vouloir échapper à cet inconfort devant l’incertitude et l’inconnu,à nos peurs, à la panique, peut nous amener à des comportements « mortifères », destructeurs, agressifs, de repli. Mais ce ne sont que des stratégies d’évitement et rien que des stratégies d’évitement. On peut vivre dans un bunker, jouer des gros bras, être assis sur un tas d’or et être insécure. Car nous sommes tous égaux sur un point : nous savons bien que nous sommes des fétus de paille dans le vent de l’Histoire.

La sécurité est avant tout un ressenti. C’est une sensation qui émerge d’un endroit intime et profond, souvent en lien avec la petite enfance : la confiance dans notre aptitude à nous ajuster à ce qui advient. Quoi qu’il arrive. En revenant à notre souffle en conscience, en ancrant notre présence, et cette présence se cultive dans le corps, en écoutant ses signaux subtils, nous retrouvons notre centre, notre ancrage. Ce n’est pas avoir confiance en soi. C’est avoir confiance dans les forces de vie, dans notre intelligence à nous adapter du mieux que l’on peut. Respiration après respiration, si je reste ancrée, reliée à moi, je vais répondre à la situation en intelligence avec ce qui est vivant et qui demande, par nature, adaptation permanente au déséquilibre dynamique.


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