RESPIRE. LE DRAME ATTENDRA.
Le mail est devenu une attaque. Le désaccord, une rupture. L’obstacle, une impasse. Quand ma perception est étroite, je réagis à un détail comme s’il représentait l’ensemble, je sur-réagis plutôt, je suis en vigilance rouge.
Quand je fais une séance de respiration consciente, je sors souvent avec une perception différente de la réalité. Les faits sont les mêmes. Mais ils ne me prennent plus de la même manière. Quelque chose s’est desserrée et élargie.
Cette perception élargie m’aide alors à ne plus confondre une partie de la réalité comme si c’était la réalité toute entière. Ce n’est pas à voir plus. Mais à voir plus juste. À agir depuis un espace moins contracté. À parler depuis un souffle habité. À décider sans me réduire. À cesser d’être aspirée par le détail. À choisir au lieu de réagir.
Et alors le contexte global apparaît. Les niveaux s’entremêlent. Je perçois l’interdépendance entre les éléments, les liens invisibles, les dynamiques sous-jacentes, les mouvements lents. Le processus à l’œuvre.
Je ne suis plus seulement dans l’événement mais partie prenante du processus en cours. Et cela change profondément ma manière d’agir. Car je ne subis plus, je suis en capacité de répondre sans me raconter des histoires…
La respiration consciente n’est vraiment pas qu’un « outil » de détente. C’est la porte de l’expansion. Elle ne change pas le monde. Elle change la largeur depuis laquelle je le regarde.
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