365 leçons du souffle/Jour 71

LE SOUFFLE N’ATTEND PAS, LUI

Attendre que toutes les conditions soient réunies pour agir. Attendre d’être prête. Attendre d’être accueillie, aimée, dans les clous, de cocher les cases…En agissant ainsi, je suspends le mouvement continu de la Vie et je remets ma vie dans les mains des autres. Comme si elle était une antichambre et que j’attendais d’être enfin convoquée !

 » Quand je serai grande, âgée, à la retraite, quand j’aurais le temps… » : Ça, ce sont mes blablas, les histoires que je me raconte. Ce n’est pas vivre. C’est vivre en suspension.

Et c’est là que le souffle a été mon maître. Chaque respiration est un acte radical : je reçois la Vie et je la redonne. Rien n’est stocké. Rien n’est gardé ou différé pour plus tard. Le souffle, lui, n’attend pas que je sois prête pour entrer. Il n’attend pas que ma vie soit parfaite pour circuler. Il n’attend pas que j’aie compris le sens de mon existence, ou que les circonstances soient favorables. Et surtout, il sait qu’attendre peut être parfois, une façon subtile de ne pas entrer pleinement dans la Vie. Car dans le fond, j’ai la trouille.

Chaque séance de respiration en conscience, profonde, ample, continue, me fait prendre des risques. Celui de reconnaître que j’ai peur de dire un total OUI à l’élan de Vie. Et celui de rencontrer le courage de transformer mon désir… sans attendre dans l’antichambre.

Le désir de vivre ne me demande pas d’être prête mais seulement d’être présente.

Pour lire et relire les leçons du souffle précédentes : www.sandrinemay.com/respiration-existentielle


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