365 leçons du souffle/Jour 88

« ET MÊME SI NOTRE HOMME EXTÉRIEUR DÉCROIT, NOTRE HOMME INTÉRIEUR SE RENOUVELLE CHAQUE JOUR »

Cette phrase de saint Paul dans sa deuxième épître aux Corinthiens, reconnait l’usure du temps, la perte de la jeunesse. Elle exprime ce que beaucoup cherchent à repousser. Oui, quelque chose décroît quand on vieillit. Les lenteurs qui s’installent, les élans qui s’étiolent, le corps qui se raconte autrement. Et puis, les évidences d’hier qui se fissurent. Les certitudes qui se défont.

Et pourtant…pour celui et celle qui veut bien respirer profondément, amplement, s’engager dans ce chemin du souffle conscient, il y a quelque de plus vaste qui naît à l’automne de notre vie. Comme si l’érosion de certaines formes, de cette peau qui se ride, était précisément ce qui rend possible une percée plus intime, plus nue, plus vivante.

Le vieillissement est un appel à quitter certaines peaux devenues trop étroites. Un appel à habiter plus pleinement ce qui est là et à laisser émerger l’être profond qui n’attend que ça. Le souffle est la clé qui rend possible cette transmutation.

Bon dimanche !


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