365 leçons du souffle/Jour 178

« Car nous ne sommes que l’écorce et la feuille ; la grande mort que chacun porte en soi, c’est le fruit autour duquel tout tourne. » exprimait Rainer Maria Rilke dans plusieurs de ces écrits. Il ne présente pas la mort comme un événement extérieur qui interrompt la vie, mais comme une réalité intérieure qui grandit en nous, à la manière d’un fruit qui mûrit. La feuille et l’écorce sont les manifestations visibles ; le fruit est le sens caché vers lequel tout le processus de la vie tend.

Le souffle m’enseigne que la vie n’avance pas contre la mort, mais grâce à cette alternance incessante de naissance, d’abandon et de recommencement. La mort n’est pas l’ennemie de la vie ; elle est un espace de fécondité. Et à chaque fois que je bloque ma respiration, je me coupe du cœur vivant de mon devenir.

BON DIMANCHE


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