ENTRE DÉTERMINISME ET LIBERTÉ, IL Y A LE VIVANT
Oui, il y a des déterminants. Un génome. Une histoire. Des conditionnements. Des traumas. Mais entre le programme et la trajectoire, il existe un espace vivant, plastique, relationnel. La biologie a fini par reconnaître que les gènes sont des potentialités. Ils s’expriment ou se taisent selon le contexte, l’environnement, le stress, la qualité du lien… et le souffle.
L’épigénétique, la neuroplasticité et les neurosciences affectives montrent ainsi que le vivant n’est pas une machine déterminée, mais un système sensible à ce qui le traverse. Je ne suis pas programmée. Je suis conditionnée. Et ce n’est pas la même chose. Respirer régulièrement et profondément modifie ma physiologie,. Sinon, comment le souffle changerait-il mon état intérieur en quelques minutes ? Comment l’attention atténuerait-elle la douleur ? Comment l’environnement, la relation ou le rythme transformeraient-ils ce que je ressens, ce que je peux… et finalement ce que je deviens ?
Je ne crois plus à l’illusion d’un libre arbitre absolu. Mais je ne crois pas davantage à une prison biologique. Je crois à ces marges de manœuvre où le vivant reste ouvert : dans la qualité de ma présence, dans le rythme de ma respiration, dans la relation à l’autre, dans l’attention que je porte à ce qui me traverse.
Le déterminisme enferme. Ce qui est conditionné peut être reconditionné. All you need is courage.
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