LE LUXE N’EST PAS LÀ OÙ L’ON CROIT
Nous parlons de courage comme s’il était réservé aux héros. À ceux qui osent tout quitter, défier le monde ou accomplir l’extraordinaire, qui se battent contre ou pour. Mais le courage peut prendre un visage beaucoup plus subtile. Celui d’un homme, d’une femme qui, un matin, accepte enfin de ne plus se raconter d’histoires pour redevenir fidèle à ce qui est vivant en lui, en elle.
Répondre à ce qui nous appelle, est un luxe croit-on. L’affaire de ceux qui ont du temps, de l’argent, ou une vie suffisamment bien rangée pour s’offrir cette fantaisie. Cette idée est si solidement installée…
Ce qui nous épuise, c’est de ne pas nous sentir vivants. C’est de devoir, chaque jour, retenir une part de nous-mêmes pour rester dans le cadre. Toute notre éducation nous apprend à être conformes. Il faut une énergie considérable pour contenir ce qui cherche à vivre. Très peu pour le laisser respirer, lui ouvrir un passage.
Cesser de dépenser son énergie à s’éloigner de la vie, n’est pas un luxe. Prendre conscience de la préciosité de la vie, est un acte de conscience qui demande le courage de soulever la chape de plomb de nos conditionnements.
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