UN CORPS PRÉSENT VOIT PLUS JUSTE QU’UN MENTAL AFFOLÉ
Le tumulte monte. Les pensées s’emballent, se bousculent, réclament des réponses immédiates. Mon mental veut comprendre, contrôler, anticiper. Mais plus je m’agite, plus je m’éloigne de ma capacité à voir juste, avec discernement. Car tout se réduit en moi, se bloque, se contracte.
Alors, je reviens au souffle, respiration après respiration. Je sens le poids du corps. Les pieds qui rencontrent le sol. Les épaules qui cèdent un peu. La mâchoire qui se desserre. Je porte attention à mes ressentis, à mes émotions.
L’incertitude est toujours là. Le chaos aussi. Le souffle m’empêche seulement d’être emportée. Il me ramène dans l’expérience, plutôt que dans les commentaires que j’en fais. La réalité n’a certes pas changé, mais ma manière de la rencontrer, de la regarder est devenue plus ouverte, plus détendue, plus large.
Bien souvent, ce n’est pas l’intelligence qui nous fait prendre une décision juste. C’est notre présence à ce qu’on ressent. Pourquoi s’en priver ?
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