CE QUI EST FIGÉ DISPARAIT DE MON RADAR
Le souffle rééduque l’attention : il rend visible l’invisible, réintroduit du mouvement là où tout s’est figé, fait réapparaître ce qui était anesthésié Il va toujours dans le sens de plus de Vie dans sa vie.
L’effet Troxler est un phénomène de perception visuelle, décrit en 1804 par Ignaz Paul Vital Troxler, médecin et philosophe suisse.
L’expérience est très simple : Fixez un point immobile (une croix, un point) sans bouger les yeux. Après quelques secondes, les éléments périphériques immobiles commencent à s’estomper… voire à disparaître.
C’est un mécanisme d’habituation neuronale qui va au-delà de l’aspect visuel. C’est ainsi qu’une tension chronique devient “normale”, une peur ancienne passe sous le radar, une fatigue profonde devient silencieuse, une relation figée cesse d’être questionnée.
Pourtant ils sont toujours là mais le cerveau cesse de les percevoir car son rôle est de détecter le changement, repérer le mouvement et économiser de l’énergie.
Ce n’est pas tant ce qui est absent qui nous échappe le plus. C’est ce qui est trop stable, répétitif, sans variation, tiède quoi ! Ce qui ne change pas, nous ne le voyons plus. On devient aveugle à ce qui ne bouge plus.
Respirer consciemment, c’est déjouer l’effet Troxler.
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