365 leçons du souffle/Jour 22

QUAND LES IDÉES COURENT PLUS VITE QUE MON CORPS

Je suis une machine à idées. Elles arrivent sans frapper. Une par seconde. Parfois deux.

Avant, je courais derrière elles. Je voulais me les approprier, les comprendre, les transformer.

Dans Comme par magie, Elizabeth Gilbert suggère que les idées sont comme des êtres vivants. Elles passent près de nous si elles sentent notre ouverture, notre joie, notre disponibilité. Ce seraient des entités curieuses, joueuses qui circulent et qui cherchent quelqu’un pour se manifester. J’ai adoré cette idée !

C’est une chance de capter les idées. Le problème, c’est que l’idée aime ma tête et va très vite. Plus vite que le ventre. Plus vite que le cœur. Je me laissais entrainer. Hors de mes sensations, de mon rythme.

Le souffle m’a appris ça : toutes les idées ne veulent pas devenir des projets. Certaines veulent juste être respirées.

Quand une idée intéressante vient à ma rencontre, je ne la poursuis plus. Je respire dedans. Je la laisse descendre. Respirer une idée, c’est ne pas la saisir, ne pas l’exploiter, ne pas lui demander un résultat. C’est lui dire : « Tu peux passer par moi, je ne te retiens pas. » Parfois l’idée disparaît. Et c’est très bien comme ça.

Parfois, elle reste. Elle ralentit. Elle s’assoit. Elle devient chaude. Habitable. Alors je sais qu’elle n’est pas seulement intelligente, mais vivante.

Je préfère une idée qui respire à mille idées qui m’emportent loin de moi.


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