ÉTRE EN FORCE OU FAIRE UN EFFORT JUSTE ?
Être en force, c’est tenir contre. Résister. Quand j’inspire trop fort, mon corps se crispe.
Il me suffit de revenir à moi en conscience, de faire le mouvement vers moi et de ralentir pour sentir.
Où suis-je tendue, où ça bloque ? Est-ce que je serre les dents, la mâchoire ? Est-ce que je bloque mon souffle en haut ? Est-ce que mon bassin respire ?
Être en effort juste, c’est tenir ensemble la détente profonde qui est confiance en la Vie ET l’effort à fournir. Qui n’en est plus un d’ailleurs !
L’effort juste c’est quand je fais un pas vers moi et que le souffle vient à ma rencontre. Et quand je laisse le souffle passer comme une vague, quelque chose s’accorde.
Entre les deux façons de faire, il y a un univers entier d’émotions, d’automatismes appris dans l’enfance, de croyances que l’effort va me rendre plus aimable, plus aimée, respectée, meilleure que.
Le souffle ne veut pas gagner. Il veut circuler. Avec le rythme. Avec le vivant. Avec ce qui est là.
Il me chuchote : « Tu n’as pas besoin d’en faire plus. Juste d’en faire assez. Et laisse-moi faire. »
Alors je respire dedans. Et je comprends que la vraie puissance ne fait pas de bruit. Je peux avancer sans me battre, sans me débattre contre des moulins à vent. Je peux agir sans me durcir, tenir sans me fermer.
Plus je cherche à être en force, plus je me coupe de ma puissance réelle. Plus je cherche l’effort juste, plus la force me traverse.
Tenir avec.
Quand je respire, le souffle ne pousse pas la porte. Il attend qu’elle s’ouvre.
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