COMPRENDRE OU CONNAÎTRE ?
Quand je veux comprendre absolument, je remarque toujours la même chose. Mon corps se penche légèrement en avant. Ma mâchoire se serre. Le souffle monte, devient court, parfois s’arrête. En fait ma tête avance toute seule.
Tant que je cherche à comprendre, le cerveau tourne comme un moteur en surchauffe. Le mental veut tout résoudre, analyser, calculer, planifier, prévoir… et souvent je deviens confuse.
Dès que j’y porte attention, je respire. Alors l’attention redescend. Et quand je respire lentement, dans le ventre, le cœur bat moins vite. Les pensées s’espacent.
Oh, le mental ne disparaît pas. Mais il cesse de diriger. Et ça…ça me fait des vacances.
C’est comme passer d’un moteur qui vrombit à une antenne qui capte. Le corps est revenu dans la boucle.
Je ressens alors de la chaleur, un frisson me traverse. Je reconnais. Je sais. Ça sonne juste. C’est limpide, évident. Je suis en train de recevoir l’information. Et ça n’est que très rarement celle que ma tête avait en tête !
Une respiration profonde et continue est la clé qui me ramène au présent. Et le présent est la porte d’une caverne d’Ali Baba, là où est stocké, tout ce que j’ai appris, vécu, perçu.
Il n’y a rien à chercher, à fouiller, à déterrer, à tirer, à forcer. Il y a à laisser émerger. Car ce qui émerge, j’en ai besoin maintenant pour évoluer. Je connais mais j’ai oublié. C’est tout.
Le souffle ne donne pas la réponse. Il enlève le bruit et ouvre la porte d’un savoir vivant, sans concept.
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