JE ME LIBÈRE DE MES PEURS EN EXERÇANT LA DÉTENTE
Ceci est un paradoxe.
Je ne me suis pas libérée en luttant contre mes peurs. Vade retro Satanas. Non.
Je me suis libérée par l’abandon conscient, désiré. C’est un choix. Vivre ou survivre.
J’ai réappris à passer du repos à l’activité. Le balancier subtil de la régulation.
Être serré.e par la peur, la culpabilité l’angoisse, la colère, voilà ce qui m’empêchait de vivre. J’étais en vigilance rouge. Sous ces tensions, ma nature était pourtant là : silence, paix, amour.
Je sais aujourd’hui que l’origine de mes peurs, c’était l’ignorance du corps que je suis. Le trop-plein d’actions, de « faire », de « penser » éloigne de notre être profond. La détente y reconduit doucement.
Alors, je ne cherche plus à me libérer, à compenser, à échapper, à critiquer, à attaquer, à me défendre; j’exerce la détente.
Le chemin ? Observer, explorer et laisser partir ce qui me limite. Ma nature profonde se révèle alors dans la détente lorsqu’elle n’est plus entravée.
La détente profonde, c’est mon cap de Bonne-Espérance. Alors je respire régulièrement. Je relâche. Je me souviens. Je suis.
C’est cela, le chemin du souffle.
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