365 leçons du souffle/Jour 33/ 2 Février

HARO SUR LE CHANGEMENT !

Change. Tu n’es pas encore suffisant·e. Pas encore arrivé·e. Pas encore accompli·e. Plus aligné·e. Plus sage. Plus conscient·e. Plus lumineux·se… Une meilleure version de moi-même…

Je suis tombée dans le panneau pendant bien longtemps car cette injonction traverse toutes les strates de la société : le développement personnel, le coaching, les discours de performance, les quêtes spirituelles, les chemins de croissance.

Changer suppose un modèle. Un idéal. Une norme. Une image. Un soi à atteindre. Il part de la même racine : le manque.

Le souffle ne parle pas ce langage. Il ne me demande pas de devenir, de corriger, de réparer. Il m’invite à laisser se défaire, dénouer, dissoudre ce qui n’est plus vivant, à relâcher ce qui est figé. Il fluidifie ce qui est contracté. Il remet du mouvement là où la vie s’était arrêtée.

Il n’enseigne pas la performance. Il ne trace pas un chemin pour devenir quelqu’un. Il enseigne la présence. Il ouvre un espace pour être, pleinement, simplement, présent à ce qui est déjà là.

Même sous le nom de Transformational Breath, respirer consciemment, profondément, continûment n’est ni un acte de transformation volontaire, ni un projet, ni un objectif.

La transformation c’est un désencombrement intérieur. Un dégagement du canal ! C’est une désidentification au contrôle, aux stratégies, aux histoires et croyances que je me raconte, aux masques, aux armures de chevalier. Aux idéaux les plus tenaces. Aux gourous aussi.

J’ai juste à laisse aller, à laisse partir ce qui n’est plus vivant. Tout devient plus simple.

Voilà la vraie transformation.  Libérer des êtres vivants.


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