365 leçons du souffle/Jour 34/3 Février

LE CHEVALIER, L’ARMURE ET LE SOUFFLE /PARTIE I

J’adore l’histoire du chevalier à l’armure rouillée racontée par Robert Fisher que j’ai revisité pour les besoins de la cause. On devrait la lire dès l’école primaire et la relire tout au long de sa vie !

Il était une fois un chevalier renommé pour sa bravoure. Il passait son temps à sauver des princesses et à combattre des dragons. Il portait une armure brillante, symbole de son courage et de sa valeur. Peu à peu, il s’y attacha tellement qu’il ne l’enlevait plus jamais. Il la gardait pour manger. Pour dormir. Pour aimer.

Sa femme Juliette et son fils Christophe commencèrent à souffrir de cette distance. Ils ne pouvaient plus le toucher, ni vraiment le rencontrer. Un jour, Juliette lui posa une limite claire : s’il voulait rester avec eux, il devait retirer son armure.

Quand il se décida enfin à entendre le message, l’armure était rouillée et il ne pouvait plus l’enlever !

Elle était collée à lui comme s’ils ne faisaient plus qu’un.

L’armure du chevalier, il en avait pourtant eu besoin pour se protéger, pour ne pas risquer de souffrir ; de mourir peut-être ? C’était les meilleurs mécanismes de défense qu’il avait trouvés pour rester vivant.

Alors bien sûr, il respirait comme il avait vécu toutes ses années : à travers une armure faite de souffles coupés, d’expirations forcées, de pauses prolongées, de diaphragme bloqué, d’inspiration haute et courte.

La rouille était apparue là où le mouvement était bloqué, là où le souffle vital ne passait plus qu’à travers quelques fentes de lumière sur son masque de fer.

Le chevalier essaya d’enlever l’armure en tirant comme un fou. Il se débattit. Il força en tapant dessus. Rien ne changea, il restait collé à son armure ou son armure à lui…À suivre.


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