DE LA RÉACTIVITÉ A LA RÉPONSE APAISÉE
Chut…Avant de répondre. Avant d’expliquer. Avant de te défendre. Avant d’attaquer. Avant de fuir.
Respire.
Pas pour te calmer. Mais pour laisser passer l’émotion. Pour te laisser traverser.
C’est là que tout change.
Inspire lentement… Sens-tu l’air descendre dans ton ventre, dans la poitrine ? Sens-tu ton corps devenir plus spacieux ? Et là…sens l’émotion. Brute. Vivante. Ne la rejette pas. Ne l’utilise pas. Ne la transforme pas en argument, en jugement. Expire doucement…longtemps…jusqu’à ce que la pression tombe d’elle-même.
90 secondes. C’est le temps de passage d’une émotion si on ne la bloque pas.
Quand tu respires ainsi, tu ne parles plus pour te protéger, tu parles depuis un endroit non blessé. Alors les mots deviennent simples. Justes. Responsables.
Ce n’est plus : “Tu me fais…”
Mais : “Je ressens…”“Je traverse…”“ET Je prends la responsabilité de ce qui m’habite…”
Tu ne projettes plus ton émotion sur l’autre. Ce n’est plus un mur sur lequel l’autre se casse. Tu es passé.e de l’autre coté du gué. C’est traversé. Respiré. Intégré.
Alors, ce que tu offres à l’autre, n’est plus une réaction mais une présence qui parle. La réactivité parle depuis ta blessure. La réponse naît de ta présence.
Respirer en conscience, c’est transformer une impulsion en relation. Une empreinte en lien. Une fermeture en espace.
Essaye. Et même si ce n’est pas facile au début, je te jure : ça vaut le coup. Mais c’est un choix.
Et n’oublie pas : 90 secondes !
Pour lire et relire les autres leçons du souffle : www.sandrinemay.com/respiration-existentielle/
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