365 leçons du souffle/ Jour 50/ 19 Février

LA BEAUTÉ INVISIBLES DES MITOCHONDRIES

La longévité ne dépend pas uniquement de nos gènes. Elle dépend de la qualité de l’énergie que nous produisons. Et de notre capacité à réparer.

Au cœur de presque chacune de nos cellules vivent les mitochondries. Minuscules, innombrables, infatigables. Ce sont elles qui transforment l’oxygène et les nutriments en énergie utilisable. Sans elles, pas de mouvement. Pas de pensée. Pas de battement de cœur.

Elles sont les centrales discrètes de notre vitalité.

Et leur premier allié, c’est le souffle.

Respirer profondément, c’est leur offrir de meilleures conditions de travail. Lorsque nous inspirons amplement, nous ne faisons pas qu’aspirer de l’air. L’oxygène transporte un message biochimique. Lorsque la respiration devient ample, régulière, profonde,

le message est simple : “Tu peux produire. Tu peux réparer. Tu peux restaurer.”

Alors la physiologie s’ajuste. Le rythme cardiaque gagne en souplesse. Le système nerveux parasympathique s’active. L’inflammation diminue.

Et alors les mitochondries font leur job dans de meilleures conditions. Il y a quelque chose de merveilleux je trouve, à imaginer ces milliards de petites centrales en train de bosser parce que nous avons laissé le souffle descendre profondément.

Mais respirer en conscience, ce n’est pas seulement s’oxygéner amplement. C’est aussi apprendre à porter attention à nos ressentis, à notre souffle. Et l’attention change tout. Car elle modifie le tonus musculaire, apaise la régulation nerveuse, transforme notre climat intérieur.

Et quand le climat change, la biologie suit. C’est vrai dans le macrocosme. C’est vrai dans le microcosme.

Quand je respire consciemment, je dis à mon organisme : “Je suis là.” Ce n’est pas une phrase de perchée ! C’est un signal physiologique que j’envoie en conscience.

La cellule cesse alors de lutter contre une tension diffuse et d’interpréter le monde comme une menace permanente. Elle coopère. Et cette coopération est peut-être l’une des formes les plus fines de la santé.

Cette idée me met en joie : Nous n’avons pas besoin de faire des exploits pour soutenir notre vitalité. Nous avons besoin d’un souffle plus habité. Plus ample. Plus présent. Respirer en conscience, c’est participer à cette symphonie cellulaire qui s’anime en nous, seconde après seconde, avec une fidélité bouleversante. Il y a une beauté folle dans ce processus.


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