365 leçons du souffle/Jour 68

MON SOUFFLE, MA QUÊTE ET MOI

Ma quête et moi, on était devenues de bonnes copines. Une relation sincère, profonde, engagée. Le problème, c’est qu’elle me maintenait dans l’idée que je devais me compléter car il me manquait quelque chose. Je n’étais pas parfaite, j’étais incomplète. En tout cas, elle était très motivée pour m’aider à me rapprocher d’un état absolu, d’une clarté définitive…d’une ligne d’arrivée intérieure. L’illumination, le Nirvana pourquoi pas ! Ça créait en moi, une tension intérieure qui m’éloignait du réel tel qu’il est, et qui rendait ma quête, sans fin. C’était comme un manteau de plomb qui me collait à la peau.

Le souffle lui, m’a ramenée à la simplicité et à l’acceptation de qui je suis, ici et maintenant. Il ne cherche rien. Il entre. Il sort. Point. Et la bonne nouvelle, c’est que l’élastique entre ma quête et moi a fini par lâcher. Sans drame. Sans illumination hollywoodienne. Juste… plop.

Quand on cesse de vouloir atteindre l’éveil comme un résultat et qu’on fait confiance au souffle, celui-ci nous réveille à la Vie et à son mystère. Respirer en conscience nous donne accès à des expériences sensorielles qui nous rendent plus humains, plus vivants, plus éthiques. Dans notre vie ordinaire. À chaque instant.

Et quoi de plus essentiel ?


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