365 leçons du souffle/Jour 77

LE COEUR À L’OUVRAGE

J’ai cru, plus d’une fois, que j’avais fermé mon cœur…Et puis, grâce au souffle, j’ai senti qu’il était simplement bien protégé. On est incroyablement ingénieux quand il s’agit d’éviter de souffrir. On tient bon. On explique, on rationalise. On nie ce qui nous touche… pour que ça fasse moins mal. On refoule. Et bien sûr, le souffle circule peu dans la zone du cœur. Pour ne pas activer ce qui pourrait nous submerger.

Mais nos manières de nous protéger, aussi fines et intelligentes soient-elles…ont un prix. Elles nous gardent en sécurité, oui. Mais elles nous éloignent aussi de la pleine intensité de se sentir vivant. Et justement laisser le souffle toucher le cœur, c’est accepter de sentir vraiment tout ce qui nous traverse. Là où passe le souffle, les sensations s’intensifient. Sentir l’amour…et avec lui, la fragilité. Sentir la joie…et son impermanence. Sentir le lien…et la peur de perdre.

Pourtant il est tout sauf fragile, ce coeur. Il est même l’un des centres les plus puissants du corps humain. Son champ électromagnétique est 5000 fois plus puissant que celui du cerveau.

Alors laissons le souffle y revenir… Même si ça tremble. Même si c’est fragile. Même si ça fait peur. Mettons notre cœur à l’ouvrage. Le monde en a tant besoin.


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