QUAND JE RÉSISTE ÇA PERSISTE
Le chaos, c’est juste… ce qui est. Un mouvement désordonné. Une perte de repères. Un basculement imprévu. Ce qui fait souffrir, ce n’est pas le chaos lui-même. C’est la lutte. C’est l’idée que ça ne devrait pas arriver. C’est la croyance que je dois contrôler, comprendre, stabiliser à tout prix.
Quand je me laisse respirer, quand j’accepte que le souffle circule même dans l’incertitude, je découvre que le chaos est vivant. Il est inconfortable, oui. Mais il n’est pas la souffrance. La souffrance naît de ma résistance. Le chaos devient souffrance quand je m’y oppose, quand je me raconte que ça devrait être autrement, Quand je me ferme au mouvement.
Dans le souffle, j’apprends autre chose : à ressentir sans fuir. À accueillir sans juger. À traverser sans m’agripper. Et là, le chaos se transforme. Il devient terrain d’exploration. Il devient espace de création.
Il devient un passage… et non une punition. Ce n’est pas le chaos qui fait mal. C’est la peur que j’en ai. Et l’idée que je dois le maîtriser. La respiration me rappelle que je peux danser avec lui, plutôt que me tendre contre lui.




