STRATÈGE TENDU OU FUNAMBULE ANCRÉ ?
Quand j’étais plus jeune, j’étais une stratège qui voulait tout prévoir, planifier. Contrôler. Verrouiller. Je serrais les dents. J’étais tendue ; speed quoi ! Je me suis alors formée à la gestion de crise et puis j’en ai vécu pas mal (des crises professionnelles et personnelles) ! J’ai fait un #burn-out qui m’a arrêtée net.
Le problème n’était pas l’incertitude. Elle sera toujours là. Le vrai problème c’est ce qui se passait avec mon diaphragme quand l’imprévu surgissait. Quand ma respiration se coupait à la première embuscade émotionnelle. Quand j’avais comme une enclume qui me tombait sur la poitrine.
Accueillir l’imprévu ça ne commence pas dans la tête. Mais je ne le savais pas. On ne m’avait pas appris l’art de naviguer dans la brume sans me couper de moi-même.
Respirer ce n’est pas seulement se calmer avec 3 respirations. Oui ça sert en kit d’urgence c’est sûr.
Accueillir l’imprévu, c’est autre chose. Ça commence dans le diaphragme et dans le bas ventre. Ça commence quand on laisse le souffle descendre dans son corps au lieu de le retenir en haut. Ça commence en sentant si je respire encore ou si je me raidis et coupe le souffle.
Le funambule, lui, s’ancre dans son corps. Il garde l’axe. Il sent. Il ajuste. Il respire dans le déséquilibre.
Il accepte surtout de ne pas avoir toutes les réponses.
Être un stratège détendu, c’est devenir un funambule ancré. C’est un choix.




