QUITTER LE BALCON POUR ENTRER DANS LA DANSE DE LA VIE
Avant, je regardais ma vie comme si j’étais légèrement au-dessus de moi-même, en train d’observer, d’évaluer, de comprendre. Je pensais mes émotions. J’analysais mes réactions. Je commentais ce que je vivais. Je ne m’en rendais pas compte. C’était normal.
C’est d’ailleurs ce qu’on apprend très tôt : à prendre du recul, à maîtriser ses états, à mettre en mots… plutôt que de sentir. Et j’étais très forte pour ça. D’ailleurs, on me disait « tu es très/trop mentale »…
Le souffle m’a ramenée dans l’expérience directe du corps. Respiration après respiration. Une émotion n’est plus un objet à analyser, mais un mouvement à rencontrer. Une tension n’est plus un problème à résoudre, mais une information à écouter. Je ne suis plus “au-dessus”, en train de gérer. Je suis avec ce qui émerge. Avec ce qui résiste. Avec ce qui s’ouvre. Sans analyse, sans jugement.
La respiration consciente m’apprend que sentir n’est pas me perdre. Ralentir n’est pas régresser. Descendre dans le corps, ce n’est pas abandonner la clarté mentale, c’est élargir ma perception.
Petit à petit, j’ai cessé de regarder ma vie de haut, de la tenir à distance. J’entre en relation avec elle. Et je m’émerveille.
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