L’OR DE LA VULNÉRABILITÉ : QUAND LA RESPIRATION RÉVÈLE LA BEAUTÉ QUE NOUS SOMMES
Je suis touchée par cette jolie phrase de Rodin à propos de Camille Claudel « Je lui ai montré où elle trouverait de l’or, mais l’or qu’elle a trouvé est bien à elle ». Elle résonne avec la façon dont je vois mon métier.
Accompagner, ce n’est pas modeler la personne selon une forme idéale, mais l’aider à revenir là où elle s’est éloignée d’elle-même. On ne lui donne pas l’or, on pointe vers un lieu intérieur où elle peut le découvrir et où elle n’irait pas le chercher. On créé les conditions pour que se révèle ce qui était enfoui. La respiration en conscience est la clé de cette caverne d’Ali Baba d’où émergent sensibilité, vulnérabilité, tendresse, puissance et intimité…non plus des défauts à corriger mais toutes qualités d’une présence vivante. C’est l’or que l’on y trouve, lorsque l’on cesse de fuir ses propres sensations.
Photo sculpture : les causeuses de Camille Claudel.
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