L’EMPATHIE COMMENCE DANS LE SOUFFLE / Partie 2
J’ai souvent cru que l’empathie consistait à me mettre à la place de l’autre. Je pensais que comprendre quelqu’un signifiait ressentir ce qu’il ressentait. Porter avec lui son chagrin, sa peur, sa colère, son désarroi… Et puis j’ai remarqué ce qui se passait en moi. À force de vouloir rejoindre l’autre, je m’éloignais de moi-même. J’étais épuisée, envahie, traversée par des émotions que je ne savais plus distinguer des miennes.
L’empathie naît bien de cette capacité à percevoir avec finesse ce que l’autre traverse. Mais ce que je perçois chez lui n’est jamais neutre. Sa tristesse peut rencontrer mes propres blessures. Son anxiété peut réveiller mes peurs. Sa colère peut faire écho à mes anciennes impuissances. Sa solitude peut toucher mes propres expériences d’abandon.
La question est alors de sentir ce que cette rencontre produit en moi, sans me laisser entrainer… par sympathie. Alors, dans ces instants, je porte attention à mon souffle. J’apprends ainsi à discerner l’empathie et la fusion. L’empathie devient alors cet art délicat de rester proche et différenciée, touchée et pas emportée. D’être avec l’autre sans cesser d’être avec moi-même.
Et ce n’est pas toujours simple ! Car nos systèmes nerveux sont naturellement conçus pour entrer en résonance. Nous captons les expressions du visage, les tensions corporelles, les variations de voix. Nous percevons les émotions qui circulent entre nous. Cette résonance est profondément humaine. Mais parfois, elle nous sort de nous-même si nous n’y prêtons pas attention….
La sympathie me fait entrer dans l’état émotionnel de l’autre. L’empathie me permet de le rejoindre sans m’y perdre. Tout un art, je vous dis ! À suivre…
BON DIMANCHE !
Si vous souhaitez relire la leçon 149
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