QUAND L’ÉMOTION EST EMPÊCHÉE : NAISSANCE DE LA STRATÉGIE DE SURVIE/Partie 1
Dans notre culture occidentale, nous avons souvent une vision très négative des émotions. Nous parlons d’ailleurs d’émotions « positives » et « négatives ». Pourtant, une émotion n’est ni positive ni négative : c’est simplement une émotion. Dire qu’une émotion est négative aurait autant de sens que de dire qu’il existe une vie positive et une vie négative. L’émotion est un mouvement naturel du vivant. Elle est là pour circuler, s’exprimer et se transformer.
Quand un enfant grandit dans un environnement où ses émotions peuvent être accueillies librement, ce mouvement suit son cours jusqu’à son terme. On l’observe très bien chez les jeunes enfants : ils sont contrariés, ils pleurent, ils se mettent en colère, puis ils reçoivent un câlin, de l’attention, de la présence. Quelques instants plus tard, ils sont déjà repartis jouer. L’émotion s’est dissipée.
Pourquoi ? Parce qu’il y avait du contenant. Un adulte a été présent pour accueillir ce qui était vécu. C’est d’ailleurs l’une des fonctions essentielles des parents et des grands-parents : offrir un espace suffisamment sécurisant pour que le mouvement émotionnel puisse aller jusqu’au bout de sa course… À suivre.
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