HABITER MON CORPS, QUELLE DRÔLE D’IDÉE !
Je suis allongée. Je laisse mon corps trouver sa manière d’être. Sans le corriger. Et j’observe. Où ça respire ? Où ça ne respire pas ? Où est-ce fluide ? Où est-ce dense ?
J’active le mouvement d’inspire et d’expire. Le souffle dessine une boucle vivante, pulsante. C’est un continuum. Un cycle fluide.
À un moment, quelque chose change. Je ne respire plus automatiquement. Je suis respirée.
Habiter mon corps, ce n’est pas une idée abstraite. C’est une expérience directe, une sensation de volume, de densité et de légèreté, de vibration, de chaleur, d’expansion, de froid quelquefois.
C’est comme un retour à la maison après un temps d’absence. Un retour à la présence, à ce qui est Vie en moi. Un retour après un long exil, une longue migration. Alors je reste. Je me pose. Je me dépose.
Mon corps n’est plus un objet. Je n’ai pas un corps. Je suis mon corps. Il devient un espace intérieur vivant. Je l’habite pleinement. Je suis rentrée à la maison. Dans la maison du Bonheur.
Et le souffle est ma clé.
Bon dimanche.
Si vous voulez relire les leçons du souffle diffusées depuis le 1er Janvier 2026 : www.sandrinemay.com/respiration-existentielle/
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