365 leçons du souffle/ Jour 45/ 14 février

UN ÉLÉPHANT, ÇA TROMPE ÉNORMÉMENT !

J’adore cette fable des aveugles et de l’éléphant venue des traditions philosophiques de l’Inde ancienne. La voilà revisitée par le souffle.

Un jour, six aveugles voulurent rencontrer un éléphant pour parfaire leur savoir. Le premier toucha un mur et dit : « Un éléphant, c’est comme un mur. » Le deuxième tâtant une défense, s’exclama : « Non, c’est une lance ! ». Le troisième attrapant la trompe, affirma : « Pour moi, c’est un serpent. » Le quatrième découvrit le genou et s’écria : « C’est un arbre. » Le cinquième agrippa une oreille et doctement confirma : « Mais voilà un éventail. » Et le sixième attrapant la queue affirma : « Quelle incroyable corde. »

Chacun avait raison… et tort, bien sûr. Chacun voyait une part, mais personne ne voyait l’ensemble.

Pour ma part, je n’arrive plus à suivre un débat : ma respiration s’accélère, mon corps se tend, ma pensée se contracte. Car chacun défend “son éléphant” et ça ne fait pas avancer le schmilblick !

L’éléphant, lui, respire tranquillement. Il n’a pas besoin que l’on ait raison sur lui. Il reste un éléphant.

Alors si avant de débattre, les six aveugles avaient pris trois respirations profondes ? Peut-être se seraient-ils dit : « Ce que je perçois est vrai… mais incomplet. »

Respirer, c’est le chemin pour accepter que la Vie soit plus vaste que ce que je crois percevoir. Le souffle ouvre un espace où plusieurs vérités peuvent coexister. Il ne crée pas une nouvelle vérité : il crée la place pour la voir en entier. Respirer profondément, amplement, fluidement, c’est rencontrer l’éléphant dans toute sa grandeur. Et ça s’apprend !

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