TENIR LE CAP ET RESPIRER AVEC LE VENT
Pendant longtemps, j’ai cru que je savais où j’allais. J’avais des objectifs. Des buts réalistes, cohérents. Sur le papier, ma vie avançait.
Je pouvais m’engager sincèrement dans des projets, y mettre de l’énergie… puis au bout d’un moment, lâcher l’affaire et recommencer ailleurs. À l’intérieur de moi, j’avais le sentiment de tenir beaucoup de choses qui n’allaient pas vraiment ensemble. Je me sentais dispersée. Je croyais que je procrastinais. Je culpabilisais. Et Je m’épuisais.
Il m’a fallu beaucoup de temps pour comprendre quelque chose de simple : j’avais des objectifs certes, mais pas d’intention.
Porter attention à mon souffle et à mes ressentis, m’a fait sentir la différence : l’intention n’a rien de cérébral mais de profondément senti — ce n’est pas une idée, mais une direction à prendre, un cap de bonne espérance. Et quand je l’évoque et respire avec, je me sens vivante.
Le point de repère ? Mes ressentis : une vibration imperceptible de mes cellules, un sourire au coin des lèvres. Une détente. Un soupir d’aise. Un miam. Alors c’est une intention, un désir profond qui me meut.
Peu à peu, j’ai compris qu’émettre et vivre une intention, c’est la ressentir profondément, sensoriellement… puis me fixer des objectifs concrets SMART pour m’en rapprocher …puis laisser la vie y répondre.
Si je force l’intention ou si elle est impossible, inaccessible, je lutte contre le réel. Si je n’ai pas d’intention, je dérive au gré des circonstances. Et c’est très net : celles-ci ne me ballottent plus de la même manière quand j’ai mon sourire intérieur.
Tenir le cap de bonne espérance…et respirer avec le vent.
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