L’EFFET KISS COOL DU SOUFFLE SUR L’AUTORITÉ
J’ai longtemps cru que l’autorité était une posture à acquérir. Un rôle à tenir. Je pensais qu’elle passait par la voix, la capacité à trancher vite, une certaine aisance à occuper l’espace,…
Et il faut reconnaître… ça marchait. Je savais donner des directions claires, cadrer, décider, obtenir des réponses. Mais il y avait un détail. Un petit détail difficile à ignorer une fois qu’on l’a senti : quelque chose se fermait. Chez moi. Et dans mes relations. Et mon souffle, lui, ne mentait pas. Bref, une autorité « efficace » certes, mais bien coûteuse.
Avec le temps, j’ai compris que ce type d’autorité était une stratégie d’adaptation. Une façon — assez brillante et courante — de cacher une tension que je ne savais pas vraiment écouter, un besoin de contrôle, une vision idéale et perfectionniste, une certaine allergie à l’incertitude… ou à la contradiction.
Et puis est venue la pratique du souffle. En respirant, je me suis détendue. Moins de crispations. Moins de certitudes aussi. Moins de sentiment d’insécurité. Je régulais mieux mes émotions surtout. J’avais moins de besoin d’exister aux yeux des autres aussi. Car je me sentais plus présente à l’intérieur.
Et l’autorité a progressivement changé de nature. Elle est devenue plus « naturelle ». Plus sûre et plus influente, sans besoin de dominer ou d’en faire des caisses. Le vrai changement ne s’est pas fait dans ce que je fais. Mais dans l’endroit d’où je le fais. Je ne parle plus pour convaincre. Je parle depuis un endroit stable. Je ne cadre plus pour contrôler. Je cadre pour soutenir ce qui émerge.
Mais cette état régulé a eu aussi un effet kiss cool sur les autres car nos systèmes nerveux se répondent, s’ajustent, se synchronisent ! C’est ce qui m’a le plus surpris. Je ne disais rien de fondamentalement différent… mais les échanges devenaient plus fluides, plus profonds. Les tensions retombaient plus vite. Les débats inutiles aussi.
Une autorité naturelle, c’est assez reposant pour tout le monde !
En savoir plus sur Sandrine May
Recevez les nouveaux articles directement dans votre boîte mail.

