PÂQUES OU LA TRAVERSÉE DU SOUFFLE
Au-delà des traditions religieuses, Pâques m’évoque une expérience profondément vivante et pourtant souvent négligée : celle du passage. De la transition.
Passer d’un état à un autre. Laisser un cycle se terminer : une forme, une croyance, une manière d’être. Bien sûr que les repères vacillent et que l’inconfort apparaît ! Et, presque aussitôt, ce réflexe : retenir…ou se précipiter vers l’étape suivante sans vraiment habiter la traversée.
Le souffle m’apprend à laisser un cycle se terminer complètement, entièrement. À aller jusqu’au bout de l’expiration sans pousser, sans retenir et sans anticiper la suite. Et surtout à ressentir ce moment. À le savourer. À habiter en conscience ce passage où quelque chose s’achève, sans que rien d’autre ne soit encore advenu.
Pâques, c’est cette invitation à laisser mourir ce qui doit l’être. Peut-être que la résurrection commence là : dans cette capacité à traverser la transition, juste en restant présent.e au passage. Et en étant confiant.e que quelque chose émergera.
Bon week-end !
En savoir plus sur Sandrine May
Recevez les nouveaux articles directement dans votre boîte mail.

