365 leçons du souffle/Jour 97

90 SECONDES. LE RESTE C’EST TOI.

Tu te demandes si ton émotion est justifiée ?

Une émotion est profondément juste, suprêmement intelligente et bienveillante. Quand elle traverse des événements qui secouent, bouleversent, nous déchirent, nous abrasent, elle dit : “Quelque chose compte, est touché, mérite ton attention.”

Émotion vient du latin e.movere : en mouvement. Et oui, c’est un mouvement chimique, électrique, vivant qui traverse ton corps comme une vague traverse l’océan. Et une vague, par nature ne dure pas. On dit parfois : 90 secondes. 90 secondes pour que la biologie fasse son travail. 90 secondes pour que le pic émotionnel commence à redescendre. Ce n’est pas psychologique. C’est neurophysiologique. Ton corps, lui, attend juste une chose :  Aller au bout du mouvement : Pleurer si ça pleure. Crier si ça crie. Soupirer si ça soupire.

Bon, tu sais quand même qu’elle ne disparaît pas si tu l’ignores, la repousses, la dénies ? C’est ce qu’on nous a raconté… Une émotion ne devrait pas être un problème, elle ne te détruit pas. Ce n’est pas elle qui pose un problème. C’est ce que tu en fais.

Beaucoup d’émotions ne sont pas “bloquées”. Elles sont inachevées. Elles ont été coupées à mi-parcours : par contrôle, par peur, par habitude. Alors elles restent là, en suspens dans le corps et créent des tensions.

La respiration Breathwork permet à une émotion interrompue de se terminer et de retrouver son mouvement naturel. Quand tu entres consciemment dans le souffle, tu fais deux choses essentielles : Tu restaures ta sécurité intérieure. Tu redonnes du mouvement. Et là, les émotions anciennes peuvent réapparaître…pour enfin terminer leur course. Une émotion pleinement vécue ne laisse pas de trace lourde. Elle traverse, informe, transforme, puis elle s’éteint. C’est quand même extraordinaire non ?

Certes, ce n’est pas toujours confortable mais c’est un processus qui te rend plus vivant.e, plus sensible et te redonne de la vitalité.

Alors la vraie question n’est pas : “Est-ce que mon émotion est justifiée ?” Souvent, elle l’est.

La vraie question devient : « Est-ce que tu vas lui permettre de vivre son mouvement jusqu’au bout ? »


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