RÉPONDRE OU RÉAGIR ?
Quelqu’un me parle “mal”, hausse le ton, devient agressif, cassant…ou simplement quelque chose me touche, me blesse, me stresse. Immédiatement, ma respiration change. Elle se bloque, s’accélère. J’ai le souffle coupé. Et je pars en vrille. J’escalade l’échange. Je fuis. J’attaque. Je me fige…Nous avons tous une modalité préférée !
Pourtant, entre ce qui m’atteint — le stimulus —et ce que j’en fais, il existe un micro-moment. Un intervalle. Un espace que mon souffle peut ouvrir. La plupart du temps, je le rate. Je le remplis trop vite. Alors je surréagis : attaque, défense, automatisme…Je rejoue quelque chose d’ancien. Une fidélité invisible.
Mais si je laisse mon souffle traverser cet espace sans le refermer immédiatement, alors quelque chose devient possible. Je respire à partir de cet endroit. C’est inconfortable. Et pourtant, c’est là que tout change. Dans cet inconfort, je redeviens disponible à ce qui est réellement là.
Pas à mon interprétation. Pas à mon histoire. Pas à mon blabla intérieur. À la situation. Ici. Maintenant. Alors je ne cherche plus à “bien gérer mes émotions”. J’accueille simplement ce qui est ressenti. Et ma réponse change. Elle devient ajustée.
J’ai toujours le choix. Répondre depuis cet espace ouvert par le souffle…ou laisser mon passé respirer à ma place. Continuer la guerre…ou créer la paix en moi et avec l’autre.
Et ce choix commence avec un souffle.
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