LE PLUS GROS MENSONGE QUE L’ON NOUS A RACONTÉ
Plus j’explore le vivant — à travers le corps, le souffle, la présence, mais aussi les découvertes fascinantes de l’épigénétique, de la plasticité neuronale, de la biologie cellulaire — plus je comprends que l’identité ressemble plus à une danse qu’à une définition gravée dans le marbre, à un processus plutôt qu’à un état figé. Nous sommes continuellement façonnés par nos interactions avec le monde : la qualité des relations, les environnements que nous traversons, la façon dont nous prenons soin de nous … Tout cela influence subtilement notre manière d’être, de ressentir, de penser et même d’exprimer notre vitalité.
Accepter cela, c’est devenir une participante active dans la manière dont je peux continuer d’écrire ma vie : je ne suis pas seulement l’héritière passive d’une histoire familiale, émotionnelle ou biologique, je peux influer mon devenir. Chaque expérience devient alors une opportunité d’évolution, pour peu qu’on y mette de la conscience. Le souffle me rappelle cela à chaque instant : dans le vivant, rien n’est figé. Tout cherche naturellement à s’ajuster, à se réguler, à retrouver plus de fluidité et de vitalité.
Devenir soi, ce n’est pas se rigidifier et s’accrocher à une identité figée, qu’on tente de garder cohérente. C’est apprendre à accompagner avec confiance le mouvement vivant en soi. Il cherche sans cesse à grandir, à se transformer et à créer plus d’espace, de liberté et de vie. Les “je suis comme ça”, “c’est mon caractère”, “cela vient de mon histoire”, sont des croyances déterministes qui n’ont plus lieu d’être.
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