PASSER DU POURQUOI AU POUR QUOI /Partie 1
« Pourquoi cette crise, cette rupture, ce chaos, cette maladie, ce silence assourdissant ? Pourquoi cette épreuve m’arrive-t-elle ? Pourquoi ? »
Il y a des questions qui ferment notre être. Ce sont celles qui commencent par pourquoi. On cherche des explications dans le passé, des raisons valables… certes. Le mental et l’émotionnel tournent en boucle. Mais se faisant, on active stratégies de contrôle et de fuite, et on se coupe de soi. On évite de ressentir la souffrance. Pas celle, objective, liée à l’événement, mais l’impact émotionnel qu’il a sur nous. Il y a le choc et la façon dont on l’interprète. Si nous ne sommes pas à l’origine de l’épreuve, nous sommes responsables de ce qu’on en fait, de nos ressentis.
Le pourquoi est une question analytique, parfois nécessaire. Mais existentiellement, se questionner ainsi, c’est rester dans le labyrinthe et continuer à souffrir. Car il n’y a pas toujours de réponses au pourquoi, ou elles ne font pas sens.
Quand on passe du pourquoi au pour quoi, on quitte la recherche de causes pour celle du sens de l’épreuve. Alors que pourquoi nous retient dans le passé, pour quoi nous projette dans l’avenir. Ces deux petits mots peuvent faire de la crise, de la rupture, du burn-out, des occasions de revisiter priorités, besoins, fonctionnement, croyances, bref d’entamer un chemin de transformation. Ils ouvrent l’être. On accepte de traverser l’épreuve en conscience, aussi souffrante et inconfortable soit-elle.
À suivre…
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