« PLUTÔT QUE DE TROUVER CE QUE TU CHERCHES, CHERCHE CE QUI TE TROUVE »
Cette phrase attribuée au poète persan Rûmî me fait toujours la même sensation à chaque fois que je la lis. Elle me détend et me renvoie à mon humilité.
Nous passons notre vie à être tendu.e vers. Vers un objectif. Un besoin à combler. Un truc à faire absolument, des attentes, des projections … Le corps lui-même finit par être penché en avant. On est hors sol, agité.e, dispersé.e. Il suffit de regarder les passants dans la rue. Beaucoup sont comme « l’homme qui marche » de Giacometti.
Rûmî nous incite à réviser cette façon d’être. « Trouver ce que tu cherches » reste dans une logique de volonté, de quête, de maîtrise ; « chercher ce qui te trouve » inverse le mouvement : disponibilité, écoute, résonance, ouverture. Et pour lui, l’essentiel n’est pas tant ce que l’ego poursuit, mais ce à quoi l’être devient réceptif. Et on est cablé pour les deux, mais on en a oublié un !
Le souffle est la voie la plus rapide pour cesser cette course à l’échalote ! Et c’est à partir d’un espace profond de détente, qu’émerge ce « quelque chose » qui cherche à se manifester, à être entendu. Ce peut être, une évidence. Une direction. Une intuition.
Ce qui nous trouve se ressent depuis l’intérieur de notre être. C’est subtile et sensible. Et pour le sentir, il faut ralentir.
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