NOUS NE SOMMES PAS FAITS POUR RESTER EN MODE « ON » EN PERMANENCE !
Pendant longtemps, je tirais sur la corde. Stress chronique, surcharge mentale, hypervigilance, agitation et dispersion. Les tensions s’installaient, la fatigue s’accumulait, et je récupérais de plus en plus difficilement.
À l’époque, je ne connaissais pas le rôle de la respiration consciente pour soutenir notre capacité d’homéostasie, cette intelligence du vivant qui cherche en permanence l’équilibre entre activation et repos. Le souffle agit en effet comme un régulateur du système nerveux autonome, à travers deux mouvements complémentaires.
Le premier, le système sympathique, est celui de l’action et de la mobilisation. C’est lui qui nous permet d’agir, décider, créer, nous adapter, nous protéger et répondre aux exigences du monde. Cette activation est indispensable à la vie. C’est l’énergie du focus, de l’engagement, de l’élan. Sauf quand on est en mode » On » permanent.
Le second, le système parasympathique, est celui du ralentissement et de la régénération. Il répare, digère, intègre, restaure. Il permet au corps de retrouver de la disponibilité, de refaire ses réserves d’énergie et au mental de se relâcher.
Une respiration consciente, continue, profonde, permet de recréer le dialogue entre ces deux dynamiques. En ralentissant, en redonnant de l’amplitude au souffle, nous envoyons au corps un signal de sécurité. Nous lui permettons de retrouver son mouvement naturel on/of.
Comme les saisons, comme les marées, comme l’inspire et l’expire, la santé vient de notre capacité à sentir quand réguler l’alternance entre l’engagement et le repos, l’élan et la détente profonde, l’action et la récupération. Et là, une fois de plus, il faut ralentir pour le sentir…
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