LE SOUFFLE EST UN SACRÉ PÉDAGOGUE !
La vie, à travers le souffle, me confronte et me laisse rarement m’installer dans des positions rigides. Lorsque je respire en conscience, je perçois immédiatement les endroits où je résiste. Car mon corps se tend dès que surgissent des attentes, des jugements, des angoisses, des colères ou des revendications. C’est immédiat.
Le souffle n’a évidemment aucun projet éducatif ni aucune préférence morale. Il n’agit pas comme un professeur distribuant les bons et les mauvais points. Je peux me résigner, rester enfermée dans mes émotions. Comme c’est un sacré pédagogue, je peux aussi choisir d’écouter ce qu’il m’enseigne !
Chaque fois que je simplifie à l’excès, que je réduis en mode binaire ou cherche à contrôler ce qui est complexe par nature, j’entre en conflit avec le vivant qui, lui, est fondamentalement relationnel, dynamique et… incertain. La respiration me le montre et m’invite à lâcher les tensions et à cesser de me braquer. Le souffle ne change pas la réalité ; il transforme la manière dont je la rencontre. Il m’invite à m’ajuster toujours plus à la Vie et à quitter mes certitudes. Et c’est comment ça que mes perceptions évoluent.
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