LA VIE, TU L’INVITES OU TU L’ÉVITES ?
Cette question je me la pose quand une émotion surgit, me serre, s’active.
Je sais maintenant reconnaître la respiration qui évite. Elle est courte. Haute. Elle traverse ma poitrine sans descendre. Elle fait le minimum syndical. C’est celle que nous avons quand on ne veut pas trop sentir. Pas trop vibrer. Pas trop être touché.e.
On croit qu’on se protège comme quand on était petit.
En réalité maintenant, on se réduit. On évite la Vie. On retient ses larmes, on étouffe sa colère, on freine sa joie. Et c’est tout ça la Vie.
La respiration BreathWork ouvre, fluidifie, laisse entrer plus d’air. Plus bas dans le corps.
Et quelque chose se passe.
Le corps commence à se rappeler. Les émotions remontent. Les tensions se révèlent. L’énergie circule. Et on la laisse circuler.
Inviter la Vie, c’est accepter d’être traversé.e. Par la joie. Par la tristesse. Par tout ce qui émerge. C’est dire au corps : “Tu peux vibrer. Je reste.” Et le système nerveux apprend, peu à peu, qu’intensité ne veut pas dire danger.
Respirer pleinement, c’est dire : “Oui.” Oui à ce qui monte. Oui à ce qui tremble. Oui à ce qui déborde. Respirer pleinement, c’est arrêter de négocier avec l’intensité.
Inviter la vie, c’est se rendre disponible. Ce n’est pas aimer tout ce qui arrive. C’est accepter de le sentir.
C’est ça, pour moi, le chemin de transformation. Pas devenir quelqu’un d’autre. Mais arrêter de se tenir à distance de soi. Arrêter de respirer à moitié. Arrêter de vivre en apnée devant l’émotion.
Respirer. Rester. Traverser. Encore et encore.
La vie ne demande pas qu’on soit parfait.e. Elle demande qu’on soit présent.e.
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