UN POTE, UNE BIÈRE… ET TES ÉMOTIONS ?
Beaucoup d’hommes qui viennent en retraite de respiration consciente me confient leur soulagement de pouvoir enfin parler… vraiment parler. Pas boulot. Pas voitures. Pas foot. Non : parler de ce qu’ils ressentent.
Il y a une étude de Stanford University, parue il y a quelques années : pour la santé des hommes, le lien conjugal serait déterminant ; pour les femmes, ce sont surtout les amitiés qui font la différence.
Eh oui ! Entre elles, les femmes se confient, se soutiennent, se rechargent. Elles produisent alors davantage de sérotonine, ce neurotransmetteur du bien-être.
Les hommes, eux, parlent d’activités. Du boulot ? Oui. Du sport ? Oui. De voitures ? Oui. De pêche, de chasse, de golf ? Oui. Des femmes ? Oui. Mais de ce qu’ils ressentent ? Rarement.
Bien sûr que c’est culturel ! Ils ressentent comme nous ! Mais ils ne sont pas habitués, autorisés à parler de leurs émotions…peut être aussi qu’ils ne savent pas quoi sentir ou qu’ils ne savent pas mettre en mots. Notre culture est pauvre en vocabulaire sensoriel, émotionnel, relationnel.
Alors quand un homme se reconnecte à sa respiration, quelque chose s’ouvre vraiment. Le diaphragme se relâche, le torse s’abaisse, les bras se détendent, le mental se met en sourdine….L’armure s’effrite.
Le souffle est le pont entre sensation interne et parole : Il rend les mots possibles. Redonne de la nuance, de la couleur, de la richesse de vocabulaire.
Et transforme la vulnérabilité en force tranquille.
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