365 leçons du souffle/Jour 189

« Le regard qui valorise, la parole qui réhabilite, le geste qui sauve, la tendresse qui pardonne… En un mot : c’est l’amour qui prend soin. ». Stan Rougier *.

Le regard que nous portons sur l’autre peut l’enfermer et le réduire, ou révéler ce qui cherche à éclore. L’effet Pygmalion nous le rappelle : ce que nous croyons possible chez une personne influence profondément sa manière de grandir. Le regard qui valorise et n’enferme pas dans ses blessures n’est donc pas une naïveté de bisounours.

C’est une responsabilité. J’y vois même le cœur de toute éthique. Non pas une simple déontologie, une technique relationnelle ou une injonction à la bienveillance, mais une manière d’entrer en relation par la bonne porte !

En quoi la pratique de la respiration en conscience me rend-elle plus éthique ? En revenant au souffle, le besoin de juger cesse, le désir de contrôler, de comparer, d’entrer en conflit s’apaise car mon système nerveux s’apaise et se régule. Je deviens plus sensible au beau, au bon, au vivant en moi et donc en l’autre. En cessant d’être une mauvaise compagne pour moi, je cesse naturellement de nuire et de blesser l’autre.

Accompagner, c’est cela : offrir une présence qui fait confiance avant même que l’autre ne retrouve confiance en lui-même.

  • Stan Rougier est un prêtre et penseur spirituel qui a accompagné des jeunes toute sa vie.


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