121 SOUFFLES PLUS TARD
Cela fait 121 jours. 4 mois et 2 jours. 17 semaines et 3 jours. 121 matins que je publie une leçon du souffle. Il reste 244 jours sur les 365 prévus.
Quel drôle de défi je me suis lancée, ce 1er janvier 2026…
C’était, pour moi, un exercice d’endurance en toute conscience. Une endurance qui ne cherche ni la performance, ni la compétition, ni la perfection. Il n’y avait pas de résultat à atteindre.
Je savais bien que mon cerveau m’aiderait dans cette aventure. Car il aime les défis accessibles. Il est particulièrement sensible aux situations qui demandent un effort juste : ni trop simple, ni trop difficile. C’est dans cet équilibre que peut apparaître ce que le psychologue Mihaly Csikszentmihalyi appelait le flow : cet état d’immersion profonde où le temps semble disparaître.
Dans ces moments-là, mon cerveau libère de la dopamine, ce neurotransmetteur lié à la motivation, à l’élan et au plaisir d’avancer. Alors une forme de satisfaction apparaît. Je ne me pousse pas pour écrire ces bulles du souffle. J’avance en m’accompagnant. Il y a des jours fluides, évidents, portés par l’élan d’écrire, de partager. Et d’autres plus laborieux… La respiration consciente et continue m’aide à ne pas lâcher rythme et régularité et à soutenir un état quasi méditatif. Et dans ce plaisir d’écrire dans un effort juste, il ne s’agit plus d’endurance mais de conscience.
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