RESPIRER, C’EST APPRENDRE À DEVENIR MARIN
Quand un chaos se présente, tu crois qu’il faut trouver LE responsable, LA cause, LA solution. Tout de suite. Parce que l’incertitude, ça angoisse. Parce que ne pas savoir, c’est franchement désagréable. Alors rien de mieux que des réponses rapides, sans bavure, radicales.
Le souffle, lui, ne cherche pas de coupable. Il ne cherche pas d’explication. Il élargit le champ. Il ne dissipe pas le chaos — il t’apprend à y rester sans te dissoudre.
Et là… je t’en apprends une belle : tu y verras clair par temps de brouillard, si tu ne cherches pas immédiatement de réponse. Si tu laisses un espace sans réponse. Oui ! Un espace un peu inconfortable certes, où tu acceptes de ne pas savoir encore et d’écouter les signaux faibles. Car c’est justement de cet espace que va émerger la clarté.
Et voilà le secret : quand tu arrêtes de vouloir faire disparaître le chaos et que tu commences à entendre ce qui insiste doucement. Ce qui revient. Ce qui résiste. Ce qui frappe à la porte intérieure sans faire de bruit. La clarté apparait. Alors la prochaine fois que ton mental crie : “Trouve une solution ! Vite !”Tu peux lui répondre, : “Attends. On va d’abord respirer. Et voir ce qui demande à être entendu, vu, reconnu.”
Respirer, ce n’est pas calmer la tempête. C’est apprendre à devenir marin. C’est utiliser la boussole du souffle.
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