ME LAISSER TRAVERSER PAR LE SOUFFLE
« Je suis un petit crayon dans la main de Dieu » disait Mère Teresa. Quand j’écoute cette phrase avec le corps plutôt qu’avec la tête…elle devient respiration. L’air entre. Je ne le fabrique pas. Je ne le décide pas. Et pourtant, sans moi, il n’est rien. Le souffle ne m’appartient pas. Mais il a besoin de moi pour passer.
Je suis ce lieu étrange, unique, singulier, où quelque chose devient mouvement, rythme, présence. Ce n’est pas “moi” qui prend. C’est la vie qui choisit d’entrer. Ce n’est pas “moi” qui transcrit. C’est la vie qui continue son chemin à travers moi.
Entre les deux, il y a un espace. Peut-être un simple point de suspension ? Là se tient le crayon que je suis. Il n’est pas dans le faire. Pas dans le vouloir. Mais dans une totale réceptivité.
L’inspiration ne m’appartient pas. Elle me traverse. Mais pour qu’elle passe, il faut un canal dégagé, un corps disponible, un ego suffisamment oxygéné et tranquille pour ne pas vouloir signer à la place de la Vie !
Être instrument que ce soit de Dieu, de la Vie, de l’Intelligence du vivant, du champ relationnel — peu importe. C’est choisir de s’accorder à plus grand que soi. Sans s’effacer.
Pour lire, relire les leçons du souffle, ou pour vous abonner : www.sandrinemay.com/respiration-existentielle/
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