365 leçons du souffle/Jour 100

DE L’ACCUSATION À LA PRÉSENCE/Partie 2

…Suite

La projection sur l’autre est une stratégie inconsciente pour éviter de ressentir pleinement. Si je te dis :“Tu es agressif” je n’ai pas à sentir ma peur. Si je respire, je créé un espace entre le stimulus et ma réponse. Un souffle profond, ample, continu va ralentir ma réaction automatique, réactiver les circuits préfrontaux donc mon discernement et diminuer l’emballement du système limbique.

Mon regard devient plus apaisé. Mon ton ralentit. Mon rythme se détend. L’autre perçoit de la stabilité, une respiration large, un système nerveux non menaçant. Et tu l’as bien compris, nos systèmes nerveux se lisent entre eux !

Ce déplacement est donc décisif. Je cesse de t’objectiver, de projeter sur toi. Je redeviens sujet de mon expérience. Je ne me perds pas dans l’histoire, je ne te réduis plus. Au lieu de dire intérieurement : “tu es ceci cela …”, je me mets à l’écoute de ce qui se passe dans mon corps. Je reconnais ce que je ressens, ce que tu ressens et qu’entre entre nous, il y a un champ vivant, une rencontre possible. Et de ton côté, tu perçois inconsciemment : “Je ne suis pas face à un danger immédiat.”

Dans la projection, je parle sur toi. Quand je suis présente, je passe de l’accusation au ressenti. Je réponds alors à partir de moi. Cela ne garantit pas l’accord. Mais cela ouvre la possibilité de régulation.

BON DIMANCHE.

Tableau : la danse d’Edvard Munch


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