365 leçons du souffle/Jour 104

CE QUE L’ON DEVRAIT DIRE À TOUS LES ENFANTS

J’ai longtemps cru, comme tout le monde, que c’était le nombre de connexions dans mon cerveau qui me rendait intelligente.

Et puis j’ai découvert que le ventre, avec ses centaines de millions de neurones, et le cœur, avec son propre réseau, participent eux aussi à cette intelligence. Nous ne sommes pas un seul centre neuronal…mais un système entier, interconnecté. Un système vivant en dialogue permanent, qui crée ce que je perçois, ce que je comprends, ce que j’intuite.

Et puis j’ai compris que l’intelligence ne tient pas à la quantité mais à la dynamique de ce réseau. Mon système nerveux change en permanence. Il crée, renforce et transforme des connexions à chaque instant.

Et c’est là que le souffle entre en scène comme un chef d’orchestre invisible. Je ne fais pas que respirer. J’influence l’état dans lequel ces connexions peuvent se faire. Quand je suis sous tension : tout se rigidifie, les chemins se réduisent et je recycle les mêmes pensées, les mêmes réactions, les mêmes façons de voir. Et ce que je répète se renforce…

Quand ma respiration devient ample, fluide, continue, le système s’ouvre, les rythmes s’accordent, de nouveaux liens deviennent possibles. Alors de nouvelles perceptions apparaissent, de nouvelles idées prennent forme. Ce que j’explore m’ouvre sur du nouveau. Ce n’est pas que je pense plus. C’est que je pense autrement.

C’est ça que je trouve profondément réjouissant et motivant : savoir que l’intelligence est ma capacité à laisser le vivant en moi faire des liens, plutôt que de me bourrer de contenus inutiles en croyant que ça va me rendre plus intelligente…

À moi de jouer.


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